Sylvain Lagarde

«  The dancer upstairs is in my head » est une sorte d’écholalie visuelle : elle est l’expression obsessionnelle d’un questionnement sur soi-même, sur le cloisonnement, l’enfermement de toute personnalité… Les prises de vue sont autant de variations projections mentales qui viennent décliner géométriquement l’errance que définit Raymond Depardon : « C’est le désir que je cherchais, la pureté, la remise en cause, pour aller plus loin, au centre des choses, pour faire le vide autour de moi. Je me dois de me laver la tête… pour rencontrer le centre d’une nouvelle image, ni trop humaine ni trop contemplative, où le moi est aspiré par les lieux quand le lieu n’est pas spectacle, ni surtout obstacle. Il me faut vivre cette quête qui est la mienne…Elle arrive à un moment, ni bon ni mauvais, elle est nécessaire… ».

Cependant, ici, il s’agit bien de faire d’un lieu un spectacle : mais un spectacle intérieur de portes ouvertes, de lumières projetées, d’échappatoires et d’impasse, un plafond métaphorique où le danseur, celui qui fait du bruit à l’étage dans l’inconscient de chacun, est ce double voisin que l’on cherche à intuitivement comprendre.